Les thémes – Cours
Résumé et Points Clés
Candide de Voltaire est un apologue, un récit au service d’une idée. Il emprunte la forme d’un conte merveilleux (avec une ouverture traditionnelle, des aventures extraordinaires et des lieux fabuleux) et d’un récit de voyage, mêlant ainsi divers genres pour captiver le lecteur.
L’œuvre intègre également le genre de l’utopie (un lieu idéal qui n’existe nulle part). Trois utopies structurent le conte : le château de Thunder-ten-tronck (un bonheur illusoire), l’Eldorado (un paradis critiquant la société de l’époque) et, enfin, le jardin de Propontide. Cette dernière propose un idéal réaliste et pratique, résumé par la célèbre leçon : « Il faut cultiver notre jardin ».
Les leçons philosophiques de l’œuvre sont claires :
- Il faut se taire et abandonner les vains raisonnements métaphysiques, comme le conseille le derviche.
- Il faut travailler sans raisonner pour rendre la vie supportable, selon Martin.
- Le travail concret (cultiver son jardin) éloigne l’ennui, le vice et le besoin, menant à un bonheur simple et autonome.
Candide est une œuvre majeure des Lumières qui combat plusieurs maux :
- Contre l’optimisme de Leibniz : Voltaire ridiculise la théorie du « tout est pour le mieux » à travers le personnage de Pangloss, en montrant son absurdité face aux catastrophes réelles (tremblement de terre de Lisbonne, guerres).
- Contre l’Église et l’intolérance : Il dénonce le fanatisme religieux et la corruption du clergé à travers des portraits satiriques.
- Contre la guerre : Il en expose l’horreur, la cruauté et l’absurdité à travers des descriptions violentes et répétées.
- Contre l’esclavage : Il rejoint les philosophes de son temps pour condamner cette pratique inhumaine.
Pour l’examen : Retenez que Candide est un apologue voltairien qui utilise le conte et l’utopie pour critiquer l’optimisme leibnizien et les injustices de son siècle (fanatisme, guerre, esclavage), et pour proposer une philosophie pratique centrée sur le travail et l’action.
